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ToggleLes vélos français au ROC 2025 : une nouvelle dynamique ?
Les vélos français étaient bien présents au ROC 2025. Mais derrière cette présence, une question se pose : nos marques jouent-elles encore dans la même cour que leurs concurrentes étrangères ?
Entre stands imposants, retours discrets et stratégies parfois floues, le salon révèle une réalité plus contrastée qu’il n’y paraît.
Une fois encore, notre sélection n’est pas exhaustive. Elle reflète le salon, son ambiance… et aussi nos préférences, c’est humain.
Nous avons choisi de mettre en avant 6 fabricants français qui durent : Lapierre, Bertin, Origine, Sunn, Girs et Zéfal.
Mais au-delà des noms, c’est surtout leur positionnement en 2025 (et pour 2026) qui nous intéresse.
Les vélos français au ROC 2025
Nos marques, nos emplois
Ouh là, ça devient politique !
Parlez-en aux salariés, cadres, techniciens et employés concernés ! La fermeture chez MAVIC de son entreprise dans l’Ain, au profit d’une délocalisation en Roumanie, paraît aberrante lorsque le savoir-faire est mondialement connu, non ?
Sans vouloir faire de misérabilisme, quelle marque française communique MIEUX que celles des autres pays ?
Nous constatons bien quelques bandeaux publicitaires d’Origine sur la chaîne L’Équipe en 2025, une tentative avortée de MAVIC sur Eurosport (roues, casques, bidons en arrière-plan), et dès que nous voulons vous en parler, nous nous heurtons à des absences de réponses ou à des délais, des délais, et encore des délais avant d’obtenir l’information demandée…
Mais restons optimistes !
Cela ne nourrira pas les salariés remerciés, mais il faut garder à minima confiance dans nos marques emblématiques.
Lapierre :
Déjà présent aux PRO DAYS 2025 à Paris, LAPIERRE récidivait au ROC D’AZUR !
Tout aussi incontournable qu’aux Pro Days, le stand Lapierre était immense et parmi les mieux placés des exposants du Roc d’Azur 2025. Il faut savoir que Lapierre n’était plus présent depuis plusieurs années sur aucun de ces deux salons “primordiaux”. Lapierre a donc visiblement débloqué du budget « marketing » !
Nous le qualifierons de « marketing UTILE » ! Renouer avec des ventes nationales, voire internationale, est un enjeux décisif pour l’entreprise de Dijon.

La « COM » (enfin UTILE) !
Le fabricant de vélos français, (propriété du groupe ACCELL), a enfin mis les moyens sur le marketing. Des commerciaux sur les salons et des réponses en back- office. En toute transparence, il nous a fallu demander à plusieurs reprises pour obtenir un minimum de réponses post-salon.
Concernant les photos, autant vous prévenir d’emblée, rien de neuf par rapport à nos photos faites lors des PRO DAYS 2025. Lapierre a ressorti ses vélos d’exposition.
Bertin
Parmi les fabricants français au ROC, Bertin ne faisait pas partie de notre « to do list ». C’est alors que l’accueil et l’orientation de la marque pour 2026 nous ont interpellés.

Nouvellement sur le ROC !
À dessein…
Puisque nous saluons les marques françaises QUI DURENT, Bertin a toute sa place dans cet E-Book d’autant qu’il s’était offert un (micro) stand sur le ROC 2025 (mais bien placé) !
Et nous tombions nez à nez avec le C38, un vélo musculaire à partir de 2 399 € en Shimano 105 12v mécanique.
Nous pensions passer notre chemin tellement relater les vélos d’entrée de gamme de tous les exposants nous aurait conduits à produire des e-books jusqu’au Roc 2026 !
Mais nous restions !
D’une part, car nous étions bien accueillis ; d’autre part, car nous voulions comprendre le positionnement actuel de la marque. Au premier regard du stand Bertin, une armada de VAE nous sautait aux yeux, nous y reviendrons donc, mais ce C38 ?
Eh bien, on nous parlait d’emblée de sa fibre Toray T800. Enfin, ça se démocratise ! Bah pas mal le bébé. Un aspect semblable à notre Cervélo SOLOIST (sauf la tête de fourche), mais il entre dans les codes modernes.
Origine :
C’est avec un certain plaisir que nous sommes allés revoir Rémi (Origine). Il fut l’un de nos premiers contacts au Roc et, déjà à l’époque, lorsque nous évoquions Nicolas Vouilloz, Rémi nous confiait que la marque réfléchissait à développer le VTT. Nous étions donc ravis d’aller le saluer, de constater l’essor de la marque nordiste et le chemin parcouru. Bon, le marketing pêche encore un peu, mais l’entreprise reste “jeune”.

L’indéfectible présence
Pile poil dans la thématique !
Une firme française (avec un grand stand), ça se remarque au ROC ! Nous allions donc saluer Rémi pour qu’il nous parle des nouveautés “route” qui pourraient vous intéresser. Si vous êtes accros aux réseaux, pas de surprise : il nous parlait de son nouveau configurateur 3D qui nécessite “un boulot de dingue !”.
De notre côté c’est “bof”, mais ORIGINE vend exclusivement via internet, ça peut séduire…
Puis Rémi nous parlait de la “peinture” de l’AXXOME : “Tu vois, sur l’Axxome RR, ce n’est pas une peinture, c’est un vernis pailleté !” Nous sommes allés voir ça de plus près.
Sunn
Un pari ambitieux

Sunn sur la route ?
Nous les connaissions pour leur superbe cadre VTT couleur acier chromé, mais que sont-ils devenus ? Sunn est né en 1982 à Machecoul (44) et leur stand au ROC 2025 nous interpellait. Un fabricant français, quasi invisible sur les réseaux sociaux, s’offrait une présence remarquable sur l’événement de Fréjus, (juste en face du géant Italvet), il se passe quelque chose !
Quel positionnement ?
Pas vilain leur GP Finest en SRAM Force et roues DT SWISS ARC 1400 Dicut 50 mm. Bon, les commerciaux ne se sont pas bousculés pour venir nous voir mais nous les croisions la veille dans un bon resto de Fréjus (et ils étaient nombreux). Notre curiosité nous a alors emmenés sur le site de la marque. Et surprise, pas de Dura-Ace ni de SRAM Red au menu !
Et la fibre du cadre ? Tenez-vous bien, “opacité” : “FULL CARBON HM FRAME”. Que cela nous agace !
Girs
Quoi de neuf docteur ?
À priori rien, mais nous sommes allés vérifier.
La présence de GIRS n’a rien d’anecdotique. La marque française dure et perdure et c’est rassurant ! Le stand n’est pas délirant mais l’essentiel est là. Des KOM, des KOM-R, des SOLO et des SOLO-R étaient présents, petite piqûre de rappel de notre E-Book n°96 donc.
Quel carbone ?
C’est aussi l’objet de cet E-book, GIRS revendiquait déjà la Toray M40X en 2024 lors du lancement de son KOM-R. Faire les salons permet de voir les nouveautés mais aussi l’inflation sur les prix lorsque les modèles ne changent pas. Alors ça donne quoi en 2025 ?
Conclusion :
Les bonnes surprises.
Pas forcément à notre agenda des fabricants de vélos français au ROC 2025 pour les deux premiers, ces marques ont néanmoins un historique qui parle pour elles ! Alors grand stand, petit stand où bien des nouveautés mondiales à connaître ?
Et puis la thématique des fibres CARBONE !
Un peu une fixette de notre part, mais acheter un vélo haut de gamme sans en connaître les fibres (à minima la principale), cela nous paraît aberrant. Même Cipollini revendique la T800 sur son Dolomia (à 1 150 g cadre + fourche et à 5 690 € minimum). Son monocoque se doit donc d’être une perle rare.
…/… L’intégralité de notre analyse des vélos français au roc dans notre E-Book ci-dessus, avec un clin d’œil à Zéfal.
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Bonne lecture !
Nicolas
Lien utile vers notre site: Zéfal, Girs, Lapierre, Bertin, CIPOLLINI
Lien utile vers le site: ZEFAL

Bonjour,
J’ai lu comme d’habitude avec intérêt vos articles sur le ROC d’Azur 2025 et sur le dernier paru à propos des marques Françaises.
Tout d’abord ce qui me frappe c’est l’enthousiasme relatif des commerciaux comparé aux commerciaux des stands italiens.
Les marques italiennes auraient-elles moins de commandes en carnet pour avoir des commerciaux qui ont « faim » et pas seulement aux Restos?
En second lieu c’est quoi une marque Française celle qui fabrique ses cadres-en reste-il?, celle qui ont un capital qui est totalement Français? bon je pense que ce sont sans doute des assembleurs pour la majorité avec des composants Shimano,Sram,Campa,DT swiss surtout étrangers.Bon ne boudons pas notre plaisir il reste les Stickers en Français Gir’s, Look, Time…ouf il y a Bertin et il semblerait que le rapport qualité prix de ses vélos soit un des meilleurs.
Indiquer quelle est la fibre de fabrication Kit cadre+fourche parait en effet la seule opportunité majeure pouvant permettre -aux petits constructeurs qui n’ont pas les moyens de se payer un parrain genre Pogacar de se démarquer.
Ouf mais les voilà sauvés le layup vernis étoilé révolutionnaire est arrivé?…sauf que des cadres carbone avec vernis sans étoiles sont encore moins lourds vu le poids des étoiles….le marketing étoilé s’installe …quelle belle avancée du niveau des écoles de commerce!
Sur cette lancée aurons-nous encore dans quelques années des constructeurs nationaux?
Bernard,
Il faut avouer que cela devient compliqué de vendre du vélo de route mécanique. Les 4 géants jouissent d’ambassadeurs qui performent, mais que c’est dur pour TOUS les autres ! Pour tout dire, en rédigeant ce 4ème volet nous allions sur le site de Dedacciai et figurez vous que les vélos carbone ont disparu ! Il y a du titane, de l’alu et de l’acier. Une tendance future pour se distinguer et être rentable ?
Pour ce qui est des groupes, il n’ y a plus vraiment de choix. C’est Japonais ou Américain… Pour les roues, même sanctions, les fabricants asphyxient nos Mavic, Corima par leur propres périphériques… Bref, la concentration est à outrance et donc entre les mains de quelques « super » puissants.
Quant aux firmes françaises, cela devient difficile de savoir comment les caractériser. Pour rappel, Lapierre est détenu par le groupe Accell (Pays-Bas) qui possède les marques : Haibike, Winora, Ghost, Batavus, Koga, Raleigh, Sparta, Babboe, Carqon et XLC.
Bref, pas simple tout ça.
Bien à toi,
Nicolas